Démarrer l’apprentissage de la piste, ou comment retourner à l’école avec plaisir !

Il n’y a pas si longtemps nous avions évoqué la machine idéale pour démarrer la piste. Julie vient de vous parler de l’équipement. La question, maintenant, est de savoir comment on se donne les bonnes bases pour pratiquer !

Quand on démarre la piste, l’objectif est triple :

  1. Être en parfaite sécurité (et ne pas compromettre la sécurité des autres)
  2. Ne pas prendre de mauvaises habitudes techniques
  3. Acquérir des automatismes transposables à tous les circuits

 

Alors, comment on fait ?

Certains diront : « ça n’est pas compliqué, en faisant des roulages ! »… Ok, alors commençons par un adage tout droit sorti du paddock MotoGP : « à ce niveau il n’y a pas de pilote qui ne soit pas intelligent et travailleur, tous les autres ont fini leur carrière dans le bac à graviers ». (Nota : le bac à graviers est aussi bien sûr possible aux bons pilotes, hein .. !)

Sans parler de « carrière » ou de « haut niveau », il y a une première évidence issue de cet adage : notre sport est dangereux. Deuxième enseignement, le plus important, la maîtrise de notre sport ne nécessite aucunement un physique de bucheron ou une grosse paire de balls. Il demande de l’intelligence, du travail et de la répétition…

C’est d’ailleurs pourquoi les nanas sont très loin d’être à la traine. Ma princesse me souffle de plus en plus sur la nuque, quel que soit le circuit, quant à Aurélie Hoffmann, alias Lil’Viber #14, avec qui je bagarrais, avant, roues dans roues avec sa belle Panini … je ne la suis tout simplement plus !!

Donc, foncer tête baissée et compter sur vos aptitudes naturelles à aller vite, pourquoi pas, mais ça n’est pas sans risque.

Mais revenons-en à nos moutons, comment être en sécurité, pour soi et pour les autres, tout en apprenant les fondamentaux techniques ? Simple, on va à l’école, l’école de la piste !

Il y en a plusieurs. Celle qui a le vent médiatique en poupe c’est ZF Grand Prix, mais, à ma connaissance, elle est réservée aux juniors coachés par notre Zarco national. Pour les plus âgés, je pense plutôt à BMC ou à la De Radiguès Riding School (DRRS), mais il y en a certainement d’autres. Attention, je parle bien d’école, pas de coaching, la nuance est importante.

En ce qui me concerne, j’ai appris avec la DRRS et c’est de cette formation dont je vais vous parler. Je précise que je ne suis pas « sponsorisé », je paye mes stages comme tout le monde.

Si Julie ou moi avons l’occasion d’en essayer d’autres ou… sait-on jamais… un jour… d’y envoyer nos têtes blondes, on vous dira aussi si on a trouvé ça valable, promis 😉

Nota 2 : C’est au travers d’un stage DRRS que nous nous sommes rencontrés, une belle journée de juillet où je l’ai doublé comme un cochon dans le pif-paf de Carole … Mais ça, c’est une autre histoire, et ce n’est pas le sujet du jour 😉 

Mais si j’en suis maintenant à mon 9ème stage avec la DRRS ce n’est pas un hasard : ils ont su me convaincre et me faire réellement progresser, voilà pourquoi :

Votre capacité d’attention est limitée, très limitée, beaucoup plus que vous ne l’imaginez, car vous êtes soumis au stress et à la fatigue, même inconsciemment. La force d’une bonne formation est de vous permettre d’utiliser toute votre attention disponible à réaliser les exercices et rien d’autre.

A la DRRS, on commence par vous demander votre expérience et vos attentes. En fonction, vous êtes regroupés en 3 niveaux – débutants, intermédiaires et confirmés – qui peuvent en devenir 6 suivant l’affluence avec des groupes deb/inter/conf « + ». (Ne me demandez pas pourquoi mais quand vous êtes dans les « + » vous vous sentez tout de suite plus « burnés » et alors, en « noir + », je vous explique pas la taille de votre égo :-D. Mais une question me taraude d’un seul coup… chérie… toi aussi tu te sens pousser des poils en groupe « + » ? ^^ OK, je sors)

Chaque groupe se voit attribuer un pilote instructeur, diplômé d’état, bardés d’un sacré palmarès et, pour certains, toujours en activité. (Cédric Tangre, par exemple, n’est jamais que vice-champion de France supersport en titre, ancien champion de la catégorie et second du championnat à l’heure où j’écris ces lignes, y a pires références !).

S’en suivent 7 sessions de 20 min par jour, toutes dédiées à un exercice, toutes briefées et débriefées avec l’aide de la vidéo et de supports pédagogiques.

Comme vous êtes tous sensiblement du même niveau dans votre groupe et tous focalisés sur l’objectif du run, vous n’êtes pas pollué par un ou plusieurs apprentis Rossi venus chasser le chrono contrairement à ce que vous auriez pu rencontrer sur un roulage. La présence de plusieurs instructeurs sur la piste et en bord de piste permettent aussi de recadrer les rares comportements inadéquats.

Enfin les exercices suivent un enchainement logique, qui va crescendo, jusqu’à tout mettre bout à bout au terme des 2 jours. Votre attention n’est donc jamais saturée surtout que les cônes, disposés tout du long de la piste, vous donnent les points de déclenchement, de corde et de sortie pour que vous n’ayez pas à vous soucier de la trajectoire. Les exercices du slalom entre cônes et, surtout, le « sans frein, sans boite », sont des musts de la formation qui vous font progresser immanquablement. Mais impossible de ne pas parler non plus du duo run® qui a fait la réputation de l’école ! Durant un run entier, un instructeur vous suivra en vous filmant avec un contact radio permanent. Il pourra donc se concentrer exclusivement sur vous, vous corriger plus finement et en direct, ça, c’est le must ! (et vous aurez le plaisir de garder la vidéo bien sûr !)

 

 

Alors vous allez me dire, « très bien, pour débuter ça doit être top, mais si ce sont toujours les mêmes cours, pourquoi y aller plusieurs fois ? ». Tout simplement parce que les automatismes venants, votre concentration peut se porter sur d’autres points à travailler et vous êtes donc amenés à pousser toujours plus loin les exercices.

L’exemple le plus criant est l’atelier freinage. En débutant, vous freinez en ligne et rentrez dans le virage frein relâché. Dès le niveau intermédiaire, on va vous demander de poursuivre le freinage sur l’angle avec un freinage dégressif. En niveau confirmés, on pousse le curseur un peu plus loin car il vous est alors demandé de démarrer l’inclinaison sur le même niveau de frein puis, à partir d’un certain angle, de faire un freinage dégressif en allant vers la corde. Le but est clair : avoir une « phase neutre » la plus faible possible et donc de gagner du temps !

Vous retrouverez cette évolution dans tous les exercices et c’est bien pourquoi, si vous en avez les moyens, il est réellement très utile de faire plusieurs stages.

Bien sûr c’est un budget et si vous ne pouvez n’en faire qu’un, faite-le, sans hésiter ! Ça vous donnera les bases nécessaires pour être en sécurité et essayer de poursuivre seul ensuite en accumulant les km sur piste.

 

Une limite ? Oui, évidente, l’école, par essence, s’adresse à tous et ne traite donc pas les cas individuels. Certes, nous venons de voir qu’avec le duo run®, la DRRS fait déjà dans un certain sur mesure, mais si vous souhaitez rouler vite, « très » vite s’entend, tôt ou tard il faudra envisager de passer sur des coachings soit personnalisés, soit en très petits groupes. On vous en parlera bientôt car nous avons essayé les deux !

Mon dernier commentaire ira pour l’organisation, en effet, un stage réussi c’est aussi :

  • Un support technique de qualité : Prepatech-Moto est présent sur tous les stages pour vous proposer des gommards Dunlop à prix très serré et si vous les contactez avant le stage, les Dunlop slicks D212, GP Racer D212 et KR sont aussi dispos à de très bons tarifs ainsi que les pneus pluie d’ailleurs. Précision utile, Michael n’a pas que cette mission car je peux vous assurer qu’il a sauvé le stage de plus d’un élève en réparant les pannes les plus diverses, je parle en connaissance de cause. (C’est aussi le préparateur et mécanicien des motos de course de certains très grands pilotes – type pilotes FSBK, ou Championnat du Monde d’Endurance – coachs et, enfin, de quelques-uns d’entre nous !). Bon à savoir en plus d’être un mécanicien de grand talent, Michael est aussi un conseil hors pair, qui saura adapter la préparation de votre machine à votre niveau te à vos attentes !

 

  • La sécurité en piste : hé oui, le chef de piste est toujours l’oublié de la bande. Le fameux Cricri national de la DRRS est pourtant là, à veiller sur nous, et je vous assure qu’il faut absolument quelqu’un pour déclencher les drapeaux jaunes ou rouges sinon, c’est le strike assuré !
  • Une restauration suffisante et à disposition : la moto c’est un sport et pour peu qu’il fasse un peu chaud, nous voilà tous en déshydratation et en recherche d’énergie ! Eau fraiche, café, gâteaux, canettes Monster Energy, jus de fruit, tout cela est à votre disposition permanente. Sur chaque circuit le repas du midi est proposé pour un prix très convenable et, le soir du premier jour, l’apéro est offert (école de pilotage Belge oblige, la Licorne est de sortie !)
  • Un boss très sympa mais qui ne rigole qu’une fois la sécurité et la prestation assurées. (Primordial quand vous savez qu’il y a jusqu’à 30/40 motos en piste et 90/120 motos dans le paddock). Philippe est un chef d’orchestre hors pair, qui arrive à offrir à tous les stagiaires des conditions d’apprentissages sympathiques certes, mais toujours sérieuses et d’une fiabilité et rigueur à toute épreuve !

 

Et pour continuer à progresser en rentrant chez soi ? Philippe Corradi  est présent à chaque stage et fais des photos. de chaque moment de vie en deux jours, mais surtout de vous en piste et en débrief ! L’intérêt ? Au-delà de garder quelques traces de ses exploits sur circuit, les images permettent de voir au fil du temps les progrès sur la position, les points de corde, … Et de vous la péter un peu 😉

 

 

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